Le GCS HOURAA réalise une enquête sur les usages de l’IA dans les 4 CHU de la région Auvergne-Rhône-Alpes

Dans le cadre de la commission Recherche-Innovation-DATA -IA du GCS HOURAA, une enquête a été déployée simultanément dans les 4 CHU (Clermont-Ferrand, Grenoble, Lyon et Saint-Etienne) pour mesurer la maturité des usages individuels et collectifs de l’IA et faire une cartographie des solutions d’IA déployée dans les 4 CHU.

Les résultats de cette enquête permettront de poursuivre les actions initiées au sein d’HOURAA en 2022 pour :

  • ancrer l’intelligence artificielle dans une vision à long terme,
  • créer une communauté de pratiques,
  • favoriser l’émergence de projets IA au sein et entre les CHU.

Synthèse des résultats

2509 professionnels ont répondu à l’enquête.

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Maturité

Le niveau de maturité déclarée par les répondants reste globalement faible à intermédiaire. Seuls 17,7% des répondants déclarent un niveau avancé ou expert.

On constate un écart de maturité par tranche d’âge, avec un nombre d’experts plus important chez les 18-35 ans.

Usages individuels

46,1% des répondants déclarent un usage individuel de l'IA. Ce résultat significatif témoigne d'une adoption réelle, portée principalement par l'IA générative — bien avant les usages analytiques ou cliniques avancés.

La majorité des répondants indiquent l’utilisation d’une licence personnelle gratuite ou payante. L’usage d’une licence mise à disposition par le CHU reste minoritaire.

Bien qu’elle existe, la charte IA est très largement méconnue. Seuls 7.6% des répondants disent en connaitre l’existence.

Types d’usages

  • rédaction (24,1 %)
  • recherche d'information (24,1 %)
  • création de présentation (12,6 %)
  • traduction (11 %)

Bénéfices perçus

  • gain de temps (41,7 %)
  • qualité des documents (19,4 %)
  • créativité (16,6 %)
  • aide à la décision (12,3 %)

Le gain de temps est un avantage central ce qui en fait le message le plus fédérateur à porter dans les stratégies internes de déploiement.

Plus de 60 % des utilisateurs ont un usage a minima hebdomadaire, dont 31 % ont un usage quotidien.

Freins

17 % des répondants déclarent n’avoir aucun frein à l’usage de l’IA.

  • craintes éthiques et juridiques (51,5 %) est le 1er frein déclaré. Enjeux de responsabilité médicale, confidentialité des données patients, conformité RGPD et IA Act. Ce frein est important dans la filière soignante.
  • manque de connaissances (50,1 %). Méconnaissance des capacités réelles des outils, de leurs limites et leurs modes de fonctionnement. Frein dominant chez les plus de 56 ans souvent combiné aux craintes éthiques.
  • manque de confiance dans les outils (39,9 %). Doute sur la fiabilité, le risque d'hallucinations et l'absence de validation clinique. Particulièrement fort chez les 18-25 ans combiné aux craintes éthiques (30,8 %).

Leviers

Accompagner les équipes dans un cadre maitrisé et de confiance.

  • sensibilisation générale (57,6 %)
  • cadre RGPD/CNIL/IA act /HAS (35,9 %)
  • montages de projets IA (30 -35 %)

Usages collectifs

88 répondants déclarent être impliqués dans un projet d’IA (3.5%) dont l’outil est en développement à 59.8% et commercialisé à 28.4%.

Les projets concernent majoritairement les domaines de la recherche et de l’innovation médicale, les activités de soins, les outils d’aide à la décision et l’information médicale.

La dimension expérimentale est très présente.

On note un écart de maturité nette entre les 4 CHU en terme de déploiement de l’IA avec davantage d’outils déployés ou en cours de déploiement dans les CHU de Grenoble et Lyon.

Les actions prioritaires à mener

  • acculturer et former
  • sécuriser le cadre
  • créer des communautés de pratique
  • accompagner le passage à l'industrialisation

 

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Blocs libres

Cette enquête a été réalisée en partenariat avec Care Insight avec le soutien de l’ANFH AURA.